« Il est génial le môme!... »
Il y a des gens qui savent transmettre aux autres, des émotions que l'on n'oublie pas. Pour ma part, il en fut un, aujourd'hui malheureusement disparus, mais à qui je voulais rendre un hommage. Ces gens, qui restent dans nos mémoires, pour ce qu'ils ont fait pour certains, ce qu'ils ont dit, ou ce qu'ils ont chanté pour d'autres, sont rares. Lui, restera a jamais dans ma tête, pour ce qu'il a commenté. Aujourd'hui encore, quand je l'écoute, je retrouve toute l'émotion du moment. Il mettait dans sa voix, au timbre si particulier, une émotion que nul autre n'aura jamais. Cette émotion venait de son c½ur, sa voix n'était que le témoin de ses passions. Je buvais ses paroles, oubliant, le temps d'une soirée, tout ce qu'il y avait autour de moi.
J'ai crié, j'ai sauté, et aussi parfois pleuré, en l'écoutant, tant il savait rendre ses choses si exceptionnelles. Il manque aujourd'hui à beaucoup, et les hommages qui lui sont consacrés sont toujours plus nombreux. Alors, pourquoi un de plus me direz-vous? Simplement parce qu'il est important à mes yeux, et que c'est a cause, ou grâce a lui plutôt, que j'ai cette passion en moi. Avant lui déjà, il y en avait eu, mais lui était, et reste encore aujourd'hui, au dessus de tous les autres qu'ils l'ont précédé ou succédé.
« Vas-y mon petit!... » Ah, ses mots, ils raisonnent encore dans ma tête. En ce soir du 27 juin 2006, il me redonnait alors l'espoir, en criant ses quelques mots, comme un père les dirait à son fils. C'est ça, c'était un père pour ceux dont il parlait, dans ses moments ou pour lui, rien d'autre n'existait. Je me souviens, avoir fait un bond de ma chaise, dans ma cuisine, devant ma petite lucarne. Les images mêlées ont sa voix remplie de passion et de folie, rendaient ce moment, pour moi, historique. Je crois pouvoir dire que je n'oublierais jamais ce 27 juin, et c'est en partie grâce à lui.
J'ai jusque-là pris soin de taire son nom, pour la simple raison que quand je le prononce, ou l'écris, je ne peux m'empêcher d'être pris d'une certaine émotion. C'est difficile pour moi d'admettre sa disparition, même après plus d'un an. Oh, déjà un an qu'il n'est plus là... Si un jour j'atteins ce qui est pour moi non pas un métier, mais un rêve, je ne cesserais de dire que c'est grâce à lui, mais que c'est aussi pour lui. Aujourd'hui, où qu'il soit, je sais qu'il continue de partager cette passion, qui l'a fait vivre, et a offert à tout ceux qui l'écoutaient, des moments exceptionnels.
Le 25 mars 2008 restera pour beaucoup un triste jour, qui a rendu orphelins tous ceux qui partageaient sa passion. Il aurait aimé que nous continuions à vivre notre passion, comme quand il était là pour nous la faire vivre.
Alors, simplement, merci monsieur Gilardi.